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| International Society for Eighteenth-Century Studies (ISECS) Société internationale d'étude du XVIIIe siècle (SIEDS) |
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Saarbrücken, 18 décember 1998
Chers collègues,
La Société Internationale d'Etude du XVIIIe siècle traverse actuellement une phase de transformation dont nous devons tenter de saisir les principaux éléments.
Depuis sa fondation il y a maintenant presque trente ans la SIEDS a connu un essor étonnant. Fondée autour de quatre ou cinq sociétés nationales du monde occidental, elle réunit aujourd'hui plus de trente sociétés actives un peu partout dans le monde (en Europe centrale et orientale, mais aussi en Extrême-Orient) et qui font un excellent travail. A cet égard, soulignons la valeur symbolique de la dernière réunion du Comité exécutif, tenue à Kyoto sur l'invitation de nos collègues japonais, ainsi que du colloque de Beijing qui lui fit suite.
Cette ouverture, qui réalise un des objectifs essentiels de nos statuts, est tout-à-fait positive, mais elle change également les voies traditionnelles tracées à l'origine pour le travail de la SIEDS. Comment, par exemple, assurer la communication entre toutes ces sociétés constituantes réparties dans le monde entier ? Le projet de modification des Statuts, qui sera soumis à l'Assemblée générale de Dublin, est une avancée prudente vers l'adaptation du fonctionnement de la SIEDS à cette nouvelle donne.
L'une des questions les plus délicates pour le travail de la SIEDS est évidemment celle des finances. Comment subvenir à des déplacements qui se font de plus en plus coûteux, pour les Congrès des Lumières comme pour les séances et colloques du Comité exécutif ? Jusqu'ici, la question se posait surtout pour les collègues venant de pays à monnaie faible. Ces dernières années, grâce aux pays hôtes, nous avons trouvé des solutions satisfaisantes c'est le moment de remercier encore une fois bien chaleureusement les organisateurs des rencontres de Münster, d'Athènes, d'Uppsal et de Kyoto/Beijing, qui ont rendu possible la participation de collègues d'Europe orientale. Mais le problème n'en reste plus là: cette fois-ci, même des collègues d'autres pays, et parmi les plus riches, n'ont pas trouvé les moyens d'exercer leur mandat.
La solution à ces difficultés ne saurait aucunement résider dans un financement assuré par la SIEDS. Il appartient aux sociétés nationales et aux individus élus au Comité exécutif de se charger du financement de leurs déplacements. A ce propos, il convient de démentir catégoriquement certaines informations erronnées: contrairement à ce que l'on a pu croire, ces rencontres ne coûtent rien à la SIEDS. Aucun membre du Comité exécutif n'a reçu de subvention de la part de la Société Internationale (y compris ceux qui ont le plus gros travail et les frais de coordination les plus lourds). Il suffit de relire les rapports annuel du Trésorier pour s'en convaincre. Veuillez donc bien informer les délégués nouvellement choisis pour le Comité exécutif que c'est en participant activement aux colloques organisés parallèlement aux séances du Comité qu'ils ont de bonnes chances de trouver un financement auprès de différents organismes: institutions nationales de soutien à la recherche, universités, fondations privées, etc. avec l'argument supplémentaire qu'ils représentent leur pays au sein de la SIEDS.
D'autres problèmes, qui semblent parfois mineurs, me paraissent également résulter de l'élargissement de la SIEDS et d'un certain déplacement de son centre de gravité au détriment des grandes sociétés fondatrices. On a critiqué, par exemple, le choix des dates pour certaines rencontres annuelles de la SIEDS, qui sortaient des usages américano-européens (juillet / début août). Soulignons bien que la SIEDS dépend, sur ce point, des sociétés nationales qui l'accueillent, et qui fixent leurs dates suivant leurs priorités d'organisation et leur calendrier universitaire, sans oublier les considérations d'ordre climatique.
Je relierais également à cette problématique de l'expansion la regrettable tendance qui se fait jour actuellement: des querelles qui, avant 1989, pouvaient passer pour idéologiques, mais que la SIEDS avait toujours réussi à équilibrer harmonieusement, risquent de reprendre au profit de particularismes nationaux et linguistiques, ou encore d'intérêts purement personnels.
Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour conserver à la SIEDS et au Comité exécutif leur mission interdisciplinaire et internationale. Tous les membres de la SIEDS auront l'occasion, en juillet 1999, de faire leur choix dans cet esprit (voir à ce propos le point 19 du procès verbal ci-joint).
Depuis plus de quinze ans, le fonctionnement pratique de la Société internationale était assuré par le Secrétariat technique, confié à la Voltaire Foundation (Oxford) en vertu d'une convention signée en 1981. La Fondation était une bonne adresse, et la SIEDS doit beaucoup aux services de ce secrétariat. Pour les membres du Comité exécutif et les sociétés nationales, ce travail était lié au nom d'Andrew Brown, ancien directeur de la Fondation.
Après son départ et la fondation d'une nouvelle institution consacrée aux études dix-huitiémistes à Ferney, dont Andrew Brown est maintenant le directeur, la SIEDS peut maintenant se servir de l'expérience de la Voltaire Foundation et de la compétence de ce nouveau centre.
Après une période transitoire difficile, la SIEDS a maintenant signé des conventions avec les deux institutions, répartissant les compétences de la manière suivante:
-- La Voltaire Foundation conserve le Secrétariat technique. Elle a nommé à ce poste Janet Godden, qui remplissait déjà par le passé la plupart des tâches confiées par la SIEDS à Oxford. La Voltaire Foundation maintient et tient à jour un site Internet pour la SIEDS. Cette solution assure donc une continuité que nous considérons comme un facteur de stabilité nécessaire au bon fonctionnement de la SIEDS.
-- Le Centre de Ferney est particulièrement chargé de développer le projet électronique de la SIEDS (c18), dont Andrew Brown est le directeur.
L'existence parallèle de ces deux institutions, leur travail complémentaire, pourront représenter un enrichissement pour la SIEDS; nous espérons que la coopération sera bonne. Qu'il y ait, sur certains points, une certaine concurrence entre Oxford et Ferney, peut être considéré comme un stimulant pour l'un comme pour l'autre. Les conditions offertes à la SIEDS dans les conventions qu'elle a signées sont d'ailleurs très avantageuses pour elle; citons la publication et la distribution gratuites du Répertoire de 1999 par la Voltaire Foundation, d'une part, l'installation et la gestion gratuite du projet c18 par le Centre de Ferney, de l'autre.
A l'avenir, nous prions les responsables des sociétés nationales d'envoyer la liste de leurs membres aux deux institutions.
Voici les coordonnées des deux organismes:
Centre international d'étude du XVIIIe siècle, B.P. 44, 01212 Ferney-Voltaire cedex, France
http://www.c18.org
email: ab@c18.org
Voltaire Foundation, 99 Banbury Road, Oxford 0X2 6JK, U.K.
http://www.voltaire.ox.ac.uk
email: email@voltaire.ox.ac.uk
La SIEDS fera tout son possible pour intensifier encore la communication entre les chercheurs dix-huitiémistes. Comme vous le lirez dans le procès-verbal de Kyoto (points 5, 11, 12), elle continuera d'assurer le Séminaire international de jeunes dix-huitiémistes qui se tient annuellement sous son égide et s'efforcera de développer de nouvelles formes de soutien à la recherche dix-huitiémistes, particulièrement au profit de nos jeunes collègues. A cet égard, les conventions passées avec Oxford et Ferney, en libérant certains postes financiers, nous laisseront une plus grande liberté. Les sociétés nationales sont invitées à faire leurs propositions sur ce point.
Dans un avenir proche, l'événement majeur est évidemment le Congrès de Dublin, qui promet un franc succès grâce à l'excellente préparation assurée par Andrew Carpenter et ses collègues. Vous pouvez vous renseigner sur l'état actuel du programme sur les sites internet d'Oxford et de Ferney. Veuillez également transmettre à vos membres le feuillet d'information ci-joint sur les deux sections du Congrès qui se tiendront à Naples, rédigé par Alberto Postigliola. Rappelons que la SIEDS a fait un gros effort financier pour soutenir le programme de bourses destiné aux jeunes dix-huitiémistes et aux ressortissants de pays à monnaie faible. Plus de 50 bourses ont pu être attribuées grâce aux subventions accordées par les sociétés nationales et par la SIEDS, qui a versé à elle seule 10.000 £ pour ce programme.
A l'occasion du Congrès, la SIEDS publiera une brochure sur sa vie et ses activités. Pensez à nous envoyer un texte sur votre société et son travail (voir point 7 du procès-verbal).
Vous trouverez donc ci-joints:
1) Le procès-verbal de la séance de Kyoto
2) Le projet de modification des statuts de la SIEDS
3) Tous les papiers nécessaires pour les élections de 1999 [la liste des candidats est disponsible sur le web].
4) Une feuille d'information sur les sections du Congrès de 1999 qui auront lieu à Naples.
En vous priant de bien faire le nécessaire pour que tous vos membres reçoivent le plus tôt possible le dossier concernant les élections et la modification des statuts, je vous prie, chers collègues, de croire à l'expression de mes sentiments cordialement dévoués,
Jochen Schlobach
Président de la SIEDS
Universität des Saarlandes, Romanistik 8.2, D-66123 Saarbrücken
Email: aida@rz.uni-sb.de Fax: +49-681-302 45 88
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